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La Collection nationale gérée par le réseau “ Prunus”, selon les principes et modalités décrits dans la charte et le règlement intérieur, regroupe différentes espèces : les amandiers, les abricotiers, les cerisiers, les pêchers, les pruniers ainsi que les formes sauvages et les espèces apparentées. Elle est constituée de génotypes dont la responsabilité de conservation incombe à la France, notamment de cultivars français radiés du catalogue des variétés françaises (liste A et B), des populations et cultivars anciens d'origine française, du matériel original issu de prospections dans les territoires français, du matériel connu pour la présence de gènes identifiés, des curiosités génétiques…
Cette collection est disponible, échangeable et valorisable.
Au 1er octobre 1998, la Collection nationale comprend 620 entrées réparties ainsi : Amandiers ~ 50, Abricotiers ~ 90, Cerisiers ~ 170, Pêchers ~ 160, Pruniers ~ 150
La plupart sont des cultivars anciens ou des cultivars du catalogue d'origine française.Les données descriptives des ressources des Prunus sont regroupées dans une base de données EPDB centralisée à la station INRA de Bordeaux. La Collection nationale fait partie du programme ECP/GR (programme coopératif européen pour les ressources phytogénétiques), coordonnée par l'IPGRI. Dans le cadre d'un programme de travail communautaire (règlement CE n° 1467/94), un soutien est apporté pour développer des activités de conservation, de caractérisation, de collecte ou d'utilisation des ressources génétiques, en liaison avec 11 partenaires européens (programme RESGEN 61).
Pour toute information concernant ce réseau contacter :
Emilie BALSEMIN (INRA Bordeaux), emilie.balsemin@bordeaux.inra.fr
Quelles sont les actions de gestion du réseau ?
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La gestion des ressources génétiques des Prunus est réalisée en France, par un réseau de coopération associant différents partenaires : des conservateurs relevant d'établissements publics, privés, de collectivités territoriales et d'associations ; des représentants de la filière et d'institutions concernées par les ressources génétiques. Le fonctionnement est décrit dans une charte et un règlement intérieur. Les membres du réseau acceptent de mettre à disposition et de diffuser des ressources génétiques mais aussi de participer à leur maintien et à leur évaluation. La gestion concerne les espèces suivantes : l'amandier, l'abricotier, le cerisier, le pêcher, les pruniers, ainsi que les formes sauvages, les espèces apparentées et quelques espèces ornementales. L'objectif du réseau est ainsi de coordonner la mise en place et la gestion, pour le long terme d'une Collection nationale disponible, échangeable et valorisable.
Conservation par voie de semences
Maintien sous forme d'arbres plantés dans des vergers conservatoires.
Collection gérée au sein de deux banques : une banque à long terme, utilisée comme banque active et une banque de secours.
Matériel contrôlé sur le plan pomologique et sanitaire.
Au moins 2 arbres par génotype et par banque.
Régénération
Par clonage tous les 10 à 15 ans.
Distribution
Distribution sous forme de 2 baguettes par entrée, avec une dizaine de bourgeons par baguette.
Evaluation des ressources génétiques et caractérisation
S'appuie entre autres sur les descripteurs de l'UPOV, du CTPS et de l'IPGRI.
Les conservateurs effectuent les évaluations et caractérisations prévues dans le cadre des programmes approuvés par le réseau.
Base française de données Prunus en construction, en cohérence avec la base européenne de données Prunus.
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Quels sont les partenaires du réseau ?
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L'organisation du réseau se base sur les conservateurs, l'animateur, la cellule de coordination et le comité de pilotage.
Les conservateurs
| Etablissements publics |
Conservatoires botaniques nationaux et conservatoires régionnaux |
| INRA, station d'Avignon |
Conservatoire Botanique National de Gap-Charance |
| station de Bordeaux |
Conservatoire Botanique National de Porquerolles |
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Centre Régional de Ressources Génétiques du Nord-Pas-de-Calais |
| Autres structures |
Conservatoire du Verger expérimental d'Alsace - VEREXAL |
| Association des Croqueurs de Pommes |
Conservatoire Régional des espèces fruitières anciennes et de vigne de Midi-Pyrénées |
| Association Fruits Oubliés |
Conservatoire V égétal Régional d'Aquitaine |
| Centre technique Interprofessionnel des fruits et Légumes (CTIFL) |
Parc Naturel Régional du Lubéron |
| Société pomologique du Berry |
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| Etablissements privés |
| Pépinière Jouve-racamond |
L'animatrice
Emilie BALSEMIN (INRA Bordeaux), emilie.balsemin@bordeaux.inra.fr
La cellule de coordination
Cette cellule est constituée de l'animatrice, de 5 représentants des conservateurs, de 5 experts (1 par espèce : amandiers, abricotiers, cerisiers et pêchers, pruniers, espèces apparentées).
Le comité de pilotage
Ce comité est constitué d'un représentant du BRG, du Ministère chargé de l'Agriculture, de l'INRA (DGAP), de l'animatrice, du CTPS, de l'AFCEV, du CEP, du CTIFL, et de onze représentants des conservateurs.
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En savoir plus sur les Prunus
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Le genre Prunus groupe de nombreuses espèces d'arbres fruitiers de la famille des Rosacées qui partagent la caractéristique d'avoir un fruit à noyau, au contraire d'autres Rosacées qui ont des fruits à pépins. Les espèces cultivées en Europe sont les suivantes :
- Prunus armeniaca, l'abricotier ;
- Prunus avium, qui comprend les cerises de type bigarreau et guigne mais aussi les merisiers d'intérêt forestier ;
- Prunus cerasus, qui comprend les cerises de type griotte ;
- Prunus domestica et P. insititia, les pruniers européens qui comprennent les types mirabelle, quetsche, reine-claude et prune de séchage ;
- Prunus salicina, le prunier japonais ;
- Prunus amygdalus, l'amandier ;
- Prunus persica, le pêcher qui comprend les pêches au sens strict (à peau duveteuse et noyau libre), les nectarines (à peau lisse et noyau libre), les brugnons (à peau lisse et noyau adhérent) et les pavies (à peau duveteuse et noyau adhérent).
D'autres espèces sont utilisées comme porte-greffe ou comme ressources génétiques.
Mis à part Prunus avium qui est spontané en Europe, la plupart des autres espèces sont originaires du Caucase ou d'Asie centrale et se sont diffusées en Europe depuis le début de notre ère. Le prunier japonais n'est cependant arrivé en Europe qu'au XXe siècle, via les États-Unis. Les échanges de variétés ont été nombreux entre pays européens au cours des derniers siècles. La plupart sont des clones multipliés par greffage, à l'exception notable des "pêches de vigne" qui étaient naguère encore des populations multipliées par semis de noyaux.
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