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La Collection nationale gérée par le réseau “ fruits secs et à coque ”, selon les principes et modalités décrits dans la charte et le règlement intérieur, regroupe différentes espèces : châtaignier, noisetier, noyer. Elle est constituée de génotypes dont la responsabilité de conservation incombe à la France, notamment de cultivars français radiés du catalogue des variétés françaises, de populations et cultivars anciens d'origine française, du matériel original issu de prospections dans les territoires français, du matériel connu pour la présence de gènes identifiés, des curiosités génétiques, des ressources génétiques étrangères peu connues dont la fourniture ou la collecte est difficile.
Cette collection est disponible, échangeable et valorisable.
Au 1er octobre 1998, la Collection nationale comprend :
Châtaigner : 40 accessions, Noyer : 60 accessions, Noisetier : 20 accessions
La Collection nationale fait partie du programme FAO (réseau ESCORENA, fruits à coque pour l'Europe, le Proche-Orient et l'Afrique du nord). Les données caractérisant les ressources génétiques européennes du noisetier sont disponibles sur le catalogue.
Pour toute information concernant ce réseau contacter :
Joëlle CHAT (INRA Bordeaux), jchat@bordeaux.inra.fr
Quelles sont les actions de gestion du réseau ?
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La gestion des ressources génétiques des fruits secs et à coque est réalisée en France par un réseau de coopération associant différents partenaires : des conservateurs relevant d'établissements publics, privés, de collectivités territoriales et d'associations ; des représentants de la filière et d'institutions concernées par les ressources génétiques. Le fonctionnement est décrit dans une charte et un règlement intérieur. Les membres du réseau acceptent de mettre à disposition et de diffuser des ressources génétiques, mais aussi de participer à leur maintien et à leur évaluation. La gestion concerne les espèces suivantes : le châtaignier, le noisetier, le noyer, ainsi que les formes sauvages et les espèces apparentées.
L'objectif du réseau est ainsi de coordonner la mise en place et la gestion, pour le long terme, d'une Collection nationale identifiée disponible, échangeable et valorisable.
Conservation par voie de semences
Maintien sous forme d'arbres plantés dans des vergers conservatoires.
Collection gérée au sein d'une banque : une banque à long terme, utilisée comme banque active. Une banque de secours présentant un maximum de garanties sanitaires est prévue ultérieurement. Le matériel est contrôlé sur le plan pomologique et sanitaire. Au moins 2 arbres par génotype et par banque.
Régénération par clonage tous les 20 à 25 ans.
Distribution
La distribution se fait sous forme de 4 baguettes de 5 bourgeons maximum par entrée.
Evaluation des ressources génétiques et caractérisation
Elle s'appuie entre autres sur les descripteurs morphologiques de l'UPOV, du CTPS et de l'IPGRI |
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Quels sont les partenaires du réseau ?
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L'organisation du réseau se base sur les conservateurs, l'animateur, la cellule de coordination et le comité de pilotage.
Les conservateurs
| Etablissements publics |
Etablissements privés |
| INRA, station de Bordeaux |
Pépiniéristes |
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| Autres structures |
Conservatoire végétal Régional d'Aquitaine |
| Association Fruits Oubliés |
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| CTIFL |
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| Association Aveyronnaise pour la conservation des variétés locales |
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L'animatrice
Joëlle CHAT (INRA Bordeaux)
La cellule de coordination
Cette cellule est constituée de l'animatrice et de 4 représentants des conservateurs.
Le comité de pilotage
Ce comité est constitué d'un représentant du BRG, du Ministère chargé de l'Agriculture, de l'INRA, du CTPS, du GEVES, de l'animatrice du réseau, et de 5 représentants des conservateurs.
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En savoir plus sur les fruits secs et à coques
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Le réseau "fruits secs et à coque" regroupe les Corylus (noisettes), Junglans (noix) et Castanea (châtaignes). Par contre, l'amandier est rattaché au réseau " Prunus" du fait de son appartenance botanique au genre Prunus.
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Le genre Corylus comprend 9 espèces d'arbres et d'arbustes des régions tempérées de l'hémisphère Nord. Le noisetier est indigène en Europe tempérée et sous sa forme Corylus avellana stricto sensu, il se caractérise par un involucre court et largement fendu, laissant tomber la noisette à maturité. Des formes à involucre tubulaire, rétrécie au-dessus du fruit et l'enserrant à maturité, sont communes dans les Balkans. Elles ont été appelées Corylus maxima, mais sont maintenant incluses dans Corylus avellana. Introduites très tôt en Europe occidentale, elles y sont maintenant bien établies et se sont croisées avec les formes indigènes. Une autres espèces, Corylus conurna, arbre forestier à fût unique, est répandue depuis les Balkans jusqu'au Caucase et à l'Himalaya. Il est également planté comme arbre truffier et arbre d'alignement. Du fait de son absence de drageonnement, il est parfois utilisé comme porte-greffe de Corylus avellana.
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Le noyer (Junglans regia) est originaire d'une vaste zone qui va de la Chine et de l'Asie centrale jusqu'au Caucase. Il existe aussi des populations sauvages dans les Balkans, dont l'indigénat fait l'objet de controverse mais qui étaient déjà connues et appréciées dans l'Antiquité. Le noyer s'est répandu dans l'Europe tempérée surtout à partir de l'Empire romain. Suivant les régions, il a acquis des statuts différents : arbre forestier recherché pour son bois, arbre fruitier utilisé soit directement pour ses fruits, soit pour l'huile qui en est extraite, sans parler des colorants obtenus à partir du brou ou des feuilles.
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Le genre Castanea comprend 12 espèces des régions tempérées de l'hémisphère Nord. Le châtaignier européen (Castanea sativa) est répandu à l'état sauvage, ou sub-spontané, dans les régions humides du nord de la Méditerranée, dans le nord de la Turquie et au Caucase et dans le centre et l'ouest de l'Europe tempérée. Il aurait disparu d'Europe lors de la dernière glaciation, mais certains pensent qu'il a subsisté dans quelques refuges glaciaires en Europe. En tous cas, son expansion depuis l'Antiquité est largement le fait de l'homme.
Toutes les espèces de Castanea, sauf une, se croisent spontanément sans problème. Dans les régions où elles sont en contact, on trouve des populations intermédiaires. Mais surtout, depuis les échanges de matériel végétal à partir du XIXe siècle, de nombreux hybrides spontanés ou volontaires se sont répandus, rendant plus difficile la reconnaissance des espèces.
A l'époque moderne, ce sont surtout des hybrides interspécifiques qui sont utilisés en Europe et aux États-Unis pour combiner la résistance des uns au mildiou avec les qualités des autres. Les espèces utilisées ont été Castanea crenata, le châtaignier japonais et surtout Castanea mollissima, le châtaignier chinois.
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