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Une ressource génétique est un bien qui est à la fois matériel et immatériel : elle est la combinaison de ce qu'il est convenu d'appeler de "l'information génétique" et de l'échantillon physique dans laquelle cette information s'incorpore (végétal sous forme de semence, de plantes ou de fragments de plante ; animal vivant, sperme ; culture ou milieu microbien). Elle peut être le résultat d'une innovation humaine et/ou d'une adaptation à ses contraintes environnementales. Elle est l'objet d'un grand nombre d'activités humaines, et sujette à ce titre à diverses branches du droit.
| STATUT DES RESSOURCES GENETIQUES |
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En droit français, les ressources génétiques n'ont pas de statut en tant que telles. Des textes nationaux et internationaux prévoient une réglementation concernant la protection, la conservation et l'inventaire du "patrimoine biologique" ou de la "diversité" en tant qu'ensemble. C'est ainsi que l'article L.110-1 du Code de l'Environnement prévoit que « les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et les paysages, la qualité de l'air, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la nation. Leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable."
Lorsqu'une ressource génétique est le produit d'une innovation humaine, elle est susceptible d'être protégée, pendant une durée limitée, par des droits de propriété intellectuelle (certificat d'obtention végétale pour les variétés végétales, brevet pour les micro-organismes). Par contre, une ressource génétique notoirement connue (par catalogues ou répertoires, ou parce qu'elle a fait l'objet d'une protection intellectuelle arrivée à terme) ne peut plus faire l'objet d'une propriété intellectuelle. Cependant, le droit ne définit pas pour autant si elle ressort d'une propriété privée ou du domaine public (propriété de l'Etat ou d'une collectivité territoriale). La même incertitude entoure encore le statut des ressources génétiques qui ne sont ni le résultat d'une innovation, ni notoirement connues, comme celles qui pourraient être découvertes par collecte sur le territoire national.
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| LE "MILLE-FEUILLE" JURIDIQUE |
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Les ressources génétiques sont à la croisée de plusieurs branches de droit, et leur conservation et leur utilisation sont couvertes indirectement par de nombreuses dispositions visant d'abord leur composante physique (l'animal, la plante ou le micro-organisme) :
Protection des droits de la personne : droits de propriété (matériel ou intellectuelle), droits sociaux ou politiques (participation aux décisions concernant les ressources génétiques par exemple) ;
Protection de l'environnement : législations réglementant la protection des espaces ou des espèces susceptibles d'être collectées ; réglementation sanitaire (introduction de végétaux, animaux ou micro-organismes sur le territoire national ou relative aux organismes génétiquement modifiés) ;
Protection du consommateur : réglementation relative à l'expérimentation et à la mise sur le marché de médicaments, de semences ou d'aliments particulièrement identifiés par la loi ;
Protection des travailleurs : utilisation d'organismes, notamment de micro-organismes, pathogènes ou identifiés par la loi comme devant faire l'objet de règles d'utilisation ou de transport particulières.
Parallèlement à la
préparation du Sommet de la Terre, se tient à la fin des années
80 une autre négociation internationale, portant sur le commerce.
Elle débouche en 1994 sur les Accords de Marrakech, créant
ainsi l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Le cadre juridique du commerce concerne les ressources génétiques dans la mesure où la
commercialisation des produits issus de leur utilisation est souvent régie par des règles
nationales visant principalement à la protection du consommateur, de l’environnement et
des conditions de la concurrence. C’est notamment le cas pour les produits pharmaceutiques et,
dans de nombreux pays, des semences.
En amont de la mise sur le marché d’un produit, l’utilisation des ressources génétiques
fait généralement appel aux systèmes juridiques nationaux de propriété intellectuelle.
Ces droits prennent des formes diverses et visent à soutenir l’innovation. Ils assurent
en effet un retour sur investissement à l’inventeur et l’obligent à divulguer
son innovation pour contribuer au progrès collectif, scientifique et technique.
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Site français sur la biodiversité |
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