La notion de Centres de Ressources Biologiques (CRB) est apparue en 1999, dans le cadre du groupe de travail de l'OCDE sur les biotechnologies, à l'initiative de gestionnaires de collections de microorganismes, désireux de définir les bases d'une utilisation fiable et d'un service de qualité. Pourront être qualifiés de CRB des collections de matériel biologique remplissant des critères de qualité internationalement reconnus, et retenus selon une procédure nationale. L'originalité des CRB réside plus dans l'exigence de qualité qu'ils affichent en termes de traçabilité, d'ouverture, d'accessibilité, et de pérennité, que dans leur mission.
L'initiative CRB ne s'inscrit donc pas directement dans le cadre international de conservation de la diversité génétique :
son champ d'action couvre l'ensemble des ressources biologiques, y compris d'origine humaine ;
strictement volontaire, pour les Etats comme pour les collections, sa mise en ouvre n'impose aucune obligation juridique. Elle ne modifie pas non plus les obligations résultant des accords internationaux ni des législations nationales ;
cette initiative n'a pas vocation à se substituer aux outils existants de gestion de la diversité génétique, ni au niveau national, ni au niveau international.
Elle en est par contre un complément naturel : dans la mesure où des critères de qualité garantissant un fonctionnement optimal de collections de matériel biologique seront identifiés au niveau international, il est logique que les collections chargées de la gestion du patrimoine génétique végétal, animal et microbien s'attachent particulièrement à les remplir.